Fenêtres sur la recherche

Image Fenêtres sur la rechercheLes Fenêtres sur la recherche :

Les Fenêtres sur la recherche sont des moments de réflexions et d’échanges autour des questions que peut susciter la recherche chorégraphique. Ces séances offrent au public des rencontres avec des chercheurs de diverses disciplines afin de mettre en lumière des démarches d’expérimentations singulières.

Les Fenêtres sont proposées par le Pôle de recherche chorégraphique mis en place par Gabriella Koutchoumova. Le Pôle offre à des chorégraphes et artistes des arts de la scène, développant une pratique liée au corps et au mouvement, des résidences de recherche accompagnées.

Les Fenêtres sur la recherche en pratique :

Programme :

  • Lundi 27 janvier 2014 – 18h30 à 21h30 – Stéphane Douady et Annemiek Cornelissen (chercheurs en physique – CNRS – Laboratoire Matière et systèmes complexe)  – Mise en résonnance de la recherche scientifique et de la recherche artistique.

Le film Cherche toujours de Etienne Chaillou et Mathias Théry sur le travail de Stéphane Douady et de son équipe sera projeté en début de rencontre, suivront une présentation par les chercheurs de leur démarche et un échange avec le public.

Le film : « Avec inventivité, humour et finesse, les réalisateurs restituent l’intimité, les états d’âme, les doutes et les rêves de ces quatre passionnés. Le travail des chercheurs apparaît enfin pour ce qu’il est : une aventure concrète, excitante et parfois pleine d’émotions. 
Cherche toujours est une véritable leçon, jubilatoire, face à des discours qui aimeraient que la science soit immédiatement utilitariste ».

  • Lundi 24 février 2014 – 18h30 à 21h – Linda Suy Mise en valeur et nécessité de la recherche dans les arts de la scène (langues FR-EN).

Linda Suy a une longue expérience dans l’accompagnement des artistes au sein de diverses structures artistiques flamandes et notamment dans les Laboratoires Artistiques. Elle a développé une démarche et une pensée intéressante et innovante sur le développement de la pratique artistique au sein de la réalité économique et sociale actuelle.

  • Lundi 24 mars 2014 – 18h30 à 21h – Thomas Hauert  – Exploration d’un langage chorégraphique.

Le travail de Thomas Hauert est ancré dans une recherche continuelle sur le mouvement par le biais de l’improvisation. Cette recherche sur le corps et les formes illimitées qu’il peut créer tente de court-circuiter les conditionnements individuels et collectifs pour atteindre une complexité chorégraphique dépassant celle d’une pièce écrite.

Rencontres animées par Fré Werbrouck

Lieu : Les Brigittines – Centre d’Art contemporain du Mouvement de la Ville de Bruxelles.

Petite rue des Brigittines 1
1000 Bruxelles
T. +32 (0)2 213 86 10

Langue : français

Prix d’entrée : 5€

Rencontres organisées par le Pôle de recherche chorégraphique, le Centre Culturel de l’Arrondissement de Huy et Les Brigittines. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Direction générale de la culture – Service de la danse.

 

 

Un projet en mouvement

Installé dans l’ancienne église Saint-Mengold à Huy, cet espace-temps est idéalement situé au cœur de la vieille ville. Gabriella Koutchoumova en assure la coordination générale et la direction artistique, sous l’œil attentif et avec l’aide du Centre culturel de l’Arrondissement de Huy.

Le Pôle de recherche chorégraphique, en collaboration avec le Centre Culturel de l’arrondissement de Huy, propose à des chorégraphes et artistes des arts de la scène développant une pratique liée au corps et au mouvement des temps de résidences de recherche accompagnée. Ces périodes d’accueil sont dégagées de toute nécessité de production. Elles représentent pour les chorégraphes l’opportunité de trouver du temps et de l’espace vierge, un espace et un temps laissés à la curiosité et à la créativité, à l’observation et à la rêverie.

Il me faut souligner l’importance vitale de ces valeurs qu’il n’est pas possible de peser et de mesurer à l’aide des instruments traditionnels réglés pour n’évaluer que la quantitas, et non pas la qualitas : il me faut affirmer le caractère fondamental de ces investissements dont les retours ne sont ni immédiats ni, surtout, monnayables. Nuccio Ordine, « L’utilité de l’inutile »

Le Pôle de recherche chorégraphique est un laboratoire de décélération où peuvent être interrogés les fondements d’une pratique et, par là, permettre l’émergence de nouvelles formes de pensées et d’actions artistiques. Le Pôle de recherche est un espace où l’artiste peut sonder librement.

Les sondes ne produisent aucun spectacle en tant que tel, même si elles viennent très souvent nourrir le travail des artistes […] et donnent naissance parfois à des créations […]. Pour reprendre la métaphore spatiale, les sondes sont destinées à explorer un environnement inconnu. Les résultats ne peuvent en l’occurrence être anticipés. Parfois, les résultats produits ne renvoient pas une théâtralité satisfaisante. Mais l’exploration a eu lieu et a toujours été riche d’enseignements. Franck Bauchard et Emmanuel Guez, Qu’est-ce qu’une sonde ?

 

Les résidences pratiquement :

Pour être capable d’accompagner harmonieusement chaque artiste dans sa singularité et dans le délicat parcours que représente la recherche, il nous semble évident que le Pôle doit être un lieu en mouvement perpétuel qui se modèle autour des artistes qu’il accueille et accompagne. Un lieu qui se réfléchit et se développe de jour en jour, au cas par cas.

La période de résidence : est définie en fonction des libertés de l’artiste et de la disponibilité de l’Eglise St Mengold. Elle est de 4 semaines. Ce temps nous paraît un temps minimum nécessaire pour permettre à l’artiste de rentrer en recherche.

La recherche accompagnée : Gabriella Koutchoumova  rencontre les artistes et les accompagne tout au long du processus de recherche.

Les résidences ont lieu à Huy dans l’Eglise St Mengold.

Le Pôle de recherche est un espace et du temps proposés aux artistes chorégraphes et danseurs, un lieu et des moments pour échanger, apprendre, nourrir sa pensée et son langage. Dans le Pôle sont invités des chorégraphes à la démarche singulière et qui ont une pratique chorégraphique confirmée.  Nous les invitons à questionner leur métier, leurs méthodes, leurs choix,  à la recherche d’autres élans, d’autres rythmes, d’autres mouvements. La période d’accueil peut varier entre 4 à 6 semaines et le travail doit se faire en dehors de toute nécessité de production.